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Documents  JOURNAL DE L'ENVIRONNEMENT | enregistrements trouvés : 100

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Chaque année, 1,7 million d'enfants de moins de cinq ans décèdent en raison d'un environnement dégradé, soit 26% des décès dans cette classe d'âge, en particulier en Afrique subsaharienne, a estimé lundi 6 mars 2017 l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Impact santé ; Qualité de l'air ; Alimentation ; Chiffre clé

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- n° 161209

À l'affût de nouvelles technologies permettant de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, les collectivités locales lorgnent du côté de «nouvelles» énergies renouvelables permettant de produire chaleur et électricité. L'une d'entre elles est la récupération de chaleur au niveau des réseaux d'assainissement, thème d'une journée d'information de l'OIEau organisée le 10 décembre. Mis au point pour la première fois en Suisse, un tel système a été adopté dans 25 villes du pays dont Bâle et Winterthur, ainsi qu'en Allemagne. Une technique que les collectivités françaises aimeraient s'approprier pour réaliser jusqu'à 60% d'économie d'énergie sur leur facture de chauffage et de climatisation. Au départ, un constat simple: les canalisations d'assainissement véhiculent dans les zones urbaines et périurbaines des eaux dont la température se situe entre 13 et 20°C tout au long de l'année. Cette énergie disponible en continu est donc utilisable pour chauffer les bâtiments ou les refroidir via des pompes à chaleur. Pour capter cette chaleur, on utilise des échangeurs en inox qui fonctionnent comme des radiateurs et sont placés à la base de chaque module du réseau. Ces échangeurs sont insérés dans les anciennes canalisations, ou préintégrés dans chaque nouvelle canalisation. Des pompes à chaleur permettent d'élever la chaleur à un niveau exploitable (entre 50 et 70°C). En France, quelques projets sont en cours d'élaboration. La ville de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) conduit des travaux d'extension de sa piscine et souhaite récupérer l'énergie thermique de ses eaux usées. Il s'agit de remplacer les chaudières à gaz par des pompes à chaleur et couvrir ainsi une partie significative (environ 90%) des besoins énergétiques pour le chauffage des bassins. A Bordeaux, la Communauté urbaine envisage de chauffer l'hôtel de communauté existant et le nouveau bâtiment de la CUB grâce aux eaux usées dont la température moyenne est de 16°C. La CUB estime ainsi pouvoir économiser 4 tonnes de CO2 par an ainsi que 750.000 euros de frais de fonctionnement au bout de 15 ans. Les travaux qui comprennent la réalisation d'un échangeur de 200 mètres de long sont estimés à 1,5 million €. La ville de Nanterre (Hauts-de-Seine) souhaite chauffer, à l'aide du même procédé, son parc HLM et ses locaux administratifs. Mais ces premiers projets sont encore difficiles à mettre en place. Première question: à qui appartiennent ces calories? En Suisse et en Allemagne, on considère qu'à partir du moment où les eaux usées rejoignent le réseau, la chaleur appartient à tout le monde. En France, la production d'énergie thermique à partir des réseaux d'assainissement fait partie d'un vide réglementaire. Selon Philippe Lentz, directeur énergie de BRP Europe, dont la société a sollicité l'avis d'un cabinet d'avocats: «Les calories deviennent publiques à partir du moment où elles tombent dans le réseau d'eaux usées». Pourtant, réglementairement, rien ne l'affirme. Autre inquiétude de la part des collectivités locales: alors que le marché est en train d'émerger, la division Europe du groupe canadien BRP a racheté le brevet suisse et en possède l'exclusivité avec la Lyonnaise des eaux, un procédé commercialisé en France sous le nom de «Degrés bleus». Cette situation semble mettre mal à l'aise les premières collectivités locales qui souhaitent utiliser le procédé: y a-t-il libre concurrence? Le directeur Energie de BRP Europe est conscient de ces réticences: «Nous possédons l'exclusivité du brevet, mais nous restons en concurrence avec les autres énergies renouvelables», commente-t-il. Dernière difficulté: le montage des projets. Entre le propriétaire des canalisations, l'exploitant du réseau d'eaux usées, l'exploitant de la chaufferie et le propriétaire des bâtiments, différents types de contrat sont envisageables et la négociation pourrait s'annoncer difficile. Quant au rachat de ces calories, selon la représentante d'une des collectivités locales: «Tout reste à faire puisque le marché n'est pas encore établi».
À l'affût de nouvelles technologies permettant de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, les collectivités locales lorgnent du côté de «nouvelles» énergies renouvelables permettant de produire chaleur et électricité. L'une d'entre elles est la récupération de chaleur au niveau des réseaux d'assainissement, thème d'une journée d'information de l'OIEau organisée le 10 décembre. Mis au point pour la première fois en Suisse, un tel système ...

Collectivité locale ; Eau usée ; Économie d'énergie ; Ile de France ; Réglementation ; Recupération de la chaleur ; Suisse

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V

- n° 130110

Concernant la production d'électricité, la PPI vise 1 100 mégawatts (MW) de puissance totale installée en photovoltaïque au 31 décembre 2012; 5 400 MW au 31 décembre 2020. Pour la biomasse, 520 MW de puissance supplémentaire devra être mise en service d'ici fin 2012, puis 2.300 d'ici fin 2020. «Hors production d'électricité à partir de biogaz et valorisation des usines d'incinération d'ordures ménagères, les dispositifs de soutien à la production d'électricité à partir de biomasse privilégient la cogénération», stipule l'arrêté. Pour les énergies éoliennes et marines, le PPI vise 11 500 MW fin 2012, dont 10 500 à partir de l'énergie éolienne à terre et 1 000 à partir de l'énergie éolienne en mer et des autres énergies marines; 25 000 MW d'ici fin 2020. La production métropolitaine hydroélectrique devra être augmentée de 3 térawattheures (TWh) en moyenne par an et la puissance installée de 3 000 MW au 31 décembre 2020. Pour l'énergie nucléaire, le PPI vise un premier réacteur de troisième génération à l'horizon 2012 et un deuxième à l'horizon 2017. Le parc de production d'électricité à partir de charbon sera réduit de 6 900 à 3 300 MW d'ici 2016, par le déclassement des installations les plus polluantes et le développement des centrales à gaz. Côté chaleur, les objectifs de production à partir d'énergies renouvelables sont au 31 décembre 2020: 7 400 ktep (milliers de tonnes d'équivalent pétrole ) (pour 9 millions de logements) pour le bois individuel; 5 200 ktep pour la biomasse, 2 400 ktep pour la cogénération à partir de biomasse, 750 ktep pour la géothermie: 1 600 ktep pour les pompes à chaleur individuelles, 927 ktep pour le solaire thermique (collectif et individuel), 900 ktep pour la part renouvelable des déchets et enfin 555 ktep pour le biogaz. * Arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production de chaleur : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do%3Bjsessionid%3D?cidTexte=JORFTEXT000021645823&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id * Arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do%3Bjsessionid%3D?cidTexte=JORFTEXT000021645812&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id (Cf. environnement-online.com du 14/01/10 : http://www.envirolex.fr/presse/environnement/telex/1851/publication-des-arratacs-ppi-aclectrictac-et-chaleur)
Concernant la production d'électricité, la PPI vise 1 100 mégawatts (MW) de puissance totale installée en photovoltaïque au 31 décembre 2012; 5 400 MW au 31 décembre 2020. Pour la biomasse, 520 MW de puissance supplémentaire devra être mise en service d'ici fin 2012, puis 2.300 d'ici fin 2020. «Hors production d'électricité à partir de biogaz et valorisation des usines d'incinération d'ordures ménagères, les dispositifs de soutien à la ...

Biogaz ; Biomasse ; Bois énergie ; Chaleur renouvelable ; Cogénération biomasse ; Déchet ; Électricité ; Électricité renouvelable ; Énergie marine ; Chaleur ; Éolien ; Géothermie ; Energie hydraulique ; Nucléaire ; Objectif ; Offshore ; Pompe à chaleur ; PPI - Programmation Pluriannuelle des Investissements ; Production d'électricité ; Production de chaleur ; Puissance ; Secteur résidentiel ; Solaire photovoltaïque ; Solaire thermique ; Texte législatif

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- n° 200110

Ce prix garanti à tout propriétaire d'un panneau solaire en Allemagne est déjà descendu de 10% en 2010. Les surcoûts sont financés non par l'Etat mais par les consommateurs, via leurs factures d'électricité. En 2009, les tarifs d'achat étaient compris entre 0,29 et 0,55 euro le kilowattheure, selon le Réseau pour une politique des énergies renouvelables pour le XXIe siècle (REN 21). En France, les tarifs d'achat du photovoltaïque ont été fixés jusqu'en 2012 entre 0,42 et 0,58 €/kWh (hors centrales au sol) par le décret du 12 janvier dernier (1). En Allemagne, les appels à une réduction supplémentaire du tarif se sont récemment multipliés. Les associations de consommateurs allemandes font valoir que la chute du prix des panneaux solaires ces derniers mois a fait exploser la demande et entraîné une hausse de coût pour les consommateurs estimée à 10 milliards d'euros en 2009. Certains experts estiment également que ce prix garanti n'incite pas le secteur solaire à devenir compétitif. Les industriels allemands du secteur estiment toutefois qu'une nouvelle baisse supérieure à 10% serait insoutenable. Ils redoutent un scénario d'effondrement de la demande, similaire à ce qui s'est produit en Espagne suite à la récente suppression des subventions. ------ Gros coup de froid sur l'électricité solaire allemand En Allemagne, chaque propriétaire de panneau solaire est assuré de revendre son électricité à un "tarif garanti" très avantageux fixé par l'Etat, pour une durée de 20 ans. En contrepartie, une révision à la baisse de ce "tarif garanti" est pratiquée tous les ans, le 1er janvier. Ainsi, le gouvernement allemand vient de décider qu'en plus de cette dégressivité annuelle prévue par la loi, une baisse supplémentaire de 15% sera appliquée pour les panneaux solaires installés sur les toits, avant d'être étendue aux installations au sol, en juillet. Concernant les panneaux solaires installés sur des terres cultivables, la réduction atteindra même 25%, et ceci dans l'objectif avoué d'éviter un détournement de la destination première des terres agricoles. L'argument avancé par les responsables politiques (NDLR : idem France et Espagne) pour justifier cette baisse demeure avant tout économique, car le coût intrinsèque des panneaux solaires s'est résorbé depuis l'arrivée massive sur le marché de fabricants chinois. Aux yeux du gouvernement, ce "prix garanti" payé directement sur la facture d'électricité par le consommateur allemand n'est donc plus aussi légitimé. L'Allemagne a installé rien qu'en 2009, 3 000 MW de panneaux solaires faisant du pays, le premier marché mondial, en terme de capacité. La Chine quant à elle est devenue le premier producteur mondial de cellules solaires, détrônant au passage l'Allemagne.
Ce prix garanti à tout propriétaire d'un panneau solaire en Allemagne est déjà descendu de 10% en 2010. Les surcoûts sont financés non par l'Etat mais par les consommateurs, via leurs factures d'électricité. En 2009, les tarifs d'achat étaient compris entre 0,29 et 0,55 euro le kilowattheure, selon le Réseau pour une politique des énergies renouvelables pour le XXIe siècle (REN 21). En France, les tarifs d'achat du photovoltaïque ont été fixés ...

Allemagne ; Chiffre clé ; France ; Solaire photovoltaïque ; Tarif d'achat

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- n° 290110

C'est hier, lors de la Conférence nationale sur les métiers de la croissance verte, que Valérie Létard a présenté les conclusions à la sauce Grenelle du comité de pilotage national et des 11 comités de filière (1), réunissant les différents acteurs du secteur. Pour chaque filière, associations, élus, professionnels, syndicats et pouvoirs publics ont prospecté les opportunités de création d'emplois «verts» et les moyens d'y parvenir. Par exemple, les métiers de la forêt devraient induire la création de 23 620 emplois pérennes à l'horizon 2020 (techniciens d'animation, éco-certificateurs, formateurs, etc.). Le groupe chargé du bâtiment, secteur le plus porteur de croissance verte, estime quant à lui qu'il faut former 70.000 jeunes par an pour couvrir les besoins de la profession, et 230.000 personnes au titre de la formation continue d'ici 2020. «Nous allons faire ce qui a été proposé par chacune des 11 filières», a affirmé Jean-Louis Borloo en introduction de la conférence. Le plan de mobilisation des filières et des territoires s'inscrit comme le premier volet du projet global dit «Pacte de solidarité écologique», qui inclut également un plan de lutte contre la précarité énergétique, la transformation des modes de vie, comportements et consommation, l'amélioration du cadre de vie dans les territoires et la mobilisation citoyenne et sociale. C'est Valérie Létard qui a détaillé les 9 axes du plan, qui s'appuient de façon complémentaire sur la mobilisation de l'Etat, celle des filières et enfin celle des territoires. Parmi les objectifs, une meilleure identification des métiers de la croissance verte, la formation des futurs formateurs, l'accès à ces métiers pour les publics les plus en difficulté (jeunes, handicapés, etc.), ou encore l'adaptation des formations aux nouvelles réalités des métiers. L'Etat et les collectivités locales, via la loi Grenelle II, injecteront 170 milliards d'euros dans l'économie et 200 millions ont été sollicités au titre du «grand emprunt» pour mettre en place un fonds d'appui destiné aux projets innovants. «Au moins un actif sur deux est impacté par le plan Grenelle, il s'agit d'une métamorphose des modes de consommation et de production», a estimé Jean-Louis Borloo. «Dans la panoplie des mesures du Grenelle, ce plan représente la mutation la plus importante.» Il a mobilisé plusieurs ministères ainsi que le haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté. Son directeur, Martin Hirsch a d'ailleurs indiqué que dès la rentrée 2010, le service public d'orientation serait opérationnel sur ces questions de «métiers verts». Autre mesure concrète, la création à cette même date d'une filière de formation au métier de technicien en énergies renouvelables et en services à l'énergie. Le directeur général adjoint de Pôle emploi a également fait savoir, sous réserve du vote lors du prochain conseil d'administration, que l'organisme s'engagerait en 2010 à proposer 5% des 250 millions € consacrés annuellement à la formation, à des formations «vertes». Quelques intervenants ont cependant tempéré les propos gouvernementaux. Ainsi, Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, a estimé que «la projection d'emplois est pour l'instant très aléatoire» et qu'il ne faut pas «ringardiser» les métiers qui ne sont pas «verts». Pour Jean-Luc Thomas, président du comité de filière «électromécanique», c'est plus «une évolution des métiers qu'il faut conduire, que la création de nouveaux métiers». Du côté des associations environnementales, la fédération France nature environnement est plutôt critique. Elle dénonce «des emplois vert pâle, plus politiques qu'écologiques». «L'objectif de la filière Automobiles demeure de produire davantage de véhicules individuels. [...] Les filières identifiées répondent avant tout à des choix d'investissement politiques et économiques, et non à des innovations réellement porteuses d'emplois et de moindres impacts sur l'environnement», rappelle-t-elle dans un communiqué. (1) «Agriculture et forêts», «bâtiment», «mer», «construction électrique, électromécanique et réseaux», «transports», «raffinage, carburants et chimie verte», «automobile», «biodiversité et services écologiques», «tourisme», «énergies renouvelables» et «eau, assainissement, déchets, air» --- Croissance verte : La formation, enjeu majeur du nouveau plan national L'ampleur du potentiel de création d'emplois verts est « encore incertaine », selon le Conseil d'orientation pour l'emploi.©Johannes Braun & Tanguy Cadieu/Naja À l'issue de quatre mois de concertation avec les représentants des 11 secteurs impactés par la croissance verte, le ministère de l'Écologie a présenté jeudi 28 janvier les orientations du Plan national pour les métiers de la croissance verte. Au programme : deux nouvelles formations initiales dès la rentrée 2010 et plus de 350 M€ pour soutenir l'adaptation des entreprises aux nouvelles contraintes environnementales jusqu'en 2020. Comment verdir l'économie française ? C'est la question à laquelle le ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'État chargée des Technologies vertes et des Négociations sur le climat Valérie Létard ont tenté de répondre à l'occasion de la Conférence nationale sur les métiers de la croissance verte, jeudi 28 janvier. Huit jours après la remise des rapports des 11 comités de filières représentant les secteurs créateurs d'emplois verts, le gouvernement a présenté les grandes lignes d'un futur plan de mobilisation national. Principal constat : le manque de candidats à l'embauche freine la croissance. Pôle Emploi propose ainsi 16 000 offres d'emplois « verts » ou « verdissants » sans trouver preneur, alors que 75% des offres s'adressent aux personnes possédant une qualification entre le CAP-BEP et le Bac Pro. L'urgence est donc à la formation ! De nouvelles formations dès la rentrée 2010 : Alors que la concrétisation des engagements du Grenelle devrait mobiliser d'ici 2020 près de 450 Mds€ d'investissements, le gouvernement propose d'injecter 369 M€ pour développer les formations et les métiers de la croissance verte. Cet engagement débouchera dès la rentrée 2010 à la création d'un bac pro d'agent qualifié dans les métiers de la gestion des déchets et d'un module de formation « technicien en énergies renouvelables » au sein du Bac Pro Electricité. Une enveloppe de 55 M€ sera par ailleurs débloquée pour soutenir la formation aux économies d'énergie dans le bâtiment. Enfin, le ministère de l'Écologie espère obtenir au titre du grand emprunt 100 M€ pour aider les secteurs impactés par le verdissement de l'économie à adapter les compétences des salariés, et 200 M€ pour soutenir les projets innovants. Un potentiel d'emploi incertain : Concernant la création d'activité, Valérie Létard a présenté l'objectif de création de 600 000 emplois d'ici 2020 comme une « fourchette basse » en s'appuyant sur les évaluations faites par les 11 comités de filières. Selon les rapporteurs, quatre secteurs ont un solde positif : les industries électriques (225 000 emplois), les énergies renouvelables (200 000 emplois), la réalisation des infrastructures (67 000 emplois), et l'eau et les déchets (43 000 emplois). Pour les autres, la secrétaire d'État assure qu'il y aura « au minimum un maintien de l'emploi ». Dans son rapport sur les perspectives de création d'emplois liées à la croissance verte, publié lundi, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) se montre quant à lui plus prudent. Tout en admettant que « la croissance verte peut être significativement créatrice d'emplois », le COE met en garde contre l' « ampleur encore incertaine » de ce mouvement, notamment en raison des pertes d'emploi qu'il pourrait provoquer. D'après le Conseil, seul un véritable « plan Marshall de la formation », permettra de répondre aux ambitions affichées.
C'est hier, lors de la Conférence nationale sur les métiers de la croissance verte, que Valérie Létard a présenté les conclusions à la sauce Grenelle du comité de pilotage national et des 11 comités de filière (1), réunissant les différents acteurs du secteur. Pour chaque filière, associations, élus, professionnels, syndicats et pouvoirs publics ont prospecté les opportunités de création d'emplois «verts» et les moyens d'y parvenir. Par exemple, ...

Automobile ; Bâtiment ; Biodiversité ; Budget ; Déchet ; Économie d'énergie ; Emploi ; Établissement scolaire ; Financement ; Formation ; Généralité énergie renouvelable ; Grenelle de l'environnement ; Métier ; Milieu agricole ; Milieu marin ; Programme de développement ; Politique énergétique ; Politique environnementale ; Raffinerie / Raffinage ; Réseau électrique ; Technicien ; Transport

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- n° 290110

Officialisé par trois arrêtés et un communiqué de presse (1), le nouveau cadre tarifaire d'achat de l'électricité issue du photovoltaïque solaire pour les années 2010-2012 provoque des remous dans toute la filière. En cause: le caractère rétroactif d'une mesure du ministère de l'environnement, qui prévoit dans un communiqué du 13 janvier que les demandes d'achat formulées entre le 1er novembre et le 11 janvier qui n'auraient pas fait l'objet d'une demande complète de raccordement bénéficieront des nouveaux tarifs 2010-2012. Ceux-ci sont en légère baisse par rapport aux tarifs 2006-2009. Il s'agit d'écarter les dossiers spéculatifs, déposés en hâte au mois de décembre pour bénéficier des anciens tarifs, et d'éviter un coût évalué à plusieurs centaines de millions d'euros sur la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), financée par tous les consommateurs d'électricité. Plusieurs problèmes se posent. D'abord, la légalité du caractère rétroactif des nouveaux tarifs est discutable, et ne figure même pas dans l'arrêté! «Le ministère a peur des recours devant le tribunal administratif, estime Arnaud Gossement, ancien porte-parole de France nature environnement et avocat en droit de l'environnement. Il est obligé de consolider le nouveau dispositif.» D'autre part, la rétroactivité ruine les efforts des installateurs «sérieux», assurent ceux qui se réclament comme tels. Le directeur général de la société basée à Perpignan AE 3000, Jérôme Galban, s'est fait porte-parole d'un groupement de sociétés régionales professionnelles du photovoltaïque, qui fait boule de neige dans toute la France. «Construire un dossier photovoltaïque pour du 'gros toit' prend entre 9 et 12 mois. Nous installons actuellement les projets qui ont été développés pendant le premier semestre 2009. Même si les nouveaux tarifs, que nous ne contestons pas sur le fond, vont nous permettre d'avoir plus tard de l'activité, la rétroactivité va épurer notre carnet de commandes pour les 6 mois à venir! Cela remet en cause la pérennité de nos entreprises. Nous sommes boucs émissaires d'une situation dont le gouvernement est seul responsable.» La manière dont a été mis en place le nouveau cadre tarifaire a aussi quelque peu ébranlé l'organisation de la filière. En ligne de mire, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), accusé d'avoir mal négocié le nouveau dispositif. Ce que réfute Arnaud Mine, président de la commission Soler, branche photovoltaïque du SER. «Pendant l'année 2009, nous avons fait de multiples efforts de synthèse des avis des uns et des autres. Ce qui était très compliqué, car le secteur regroupe des entreprises de taille, de maturité et d'intérêt divergents.» Condamnant l'effet d'aubaine du mois de décembre, qui a entraîné la fameuse mesure rétroactive, Arnaud Mine rappelle que «le SER n'est pas décideur». Il estime que devrait être prise en compte la validité des titres d'urbanisme des différents projets, pour distinguer les «bons» projets de ceux qui sont purement spéculatifs. Cette proposition ne sera pas retenue, indique-t-on dans l'entourage du ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo. Le Meeddm est bien «en train de rédiger un nouveau texte, arrêté ou décret, qui permettra aux professionnels du secteur de montrer à leurs banquiers à quel tarif ils peuvent prétendre», et de limiter l'incertitude juridique. Ce texte inscrira en droit l'information du communiqué de presse publié le 13 janvier. La responsabilité de l'emballement de la filière en décembre est niée par le ministère. De même que le caractère rétroactif. «Il y aurait rétroactivité s'il y avait remise en cause des contrats signés. Ce n'est pas le cas.» Pour le moment, la date de publication du quatrième texte définissant le cadre tarifaire 2010-2012 n'est pas encore connue. Des arrêtés critiqués : Les arrêtés définissant le nouveau cadre tarifaire sont critiqués. Non pas sur le montant des tarifs, à même de garantir un bon taux de retour sur investissement, mais sur certains de leurs effets. Pour Marc Jedliczka, président de l'Hespul, la prime d'intégration simplifiée au bâti telle qu'elle est conçue ferme la porte à l'immense gisement des toitures des bâtiments existants (2). Arnaud Mine, du SER, regrette que seules les habitations résidentielles de plus de deux ans puissent bénéficier de la prime d'intégration au bâti. Cette disposition mettrait sur le carreau bon nombre de projets architecturaux du secteur tertiaire, en cours de réalisation. Par ailleurs, plusieurs petites erreurs se sont glissées dans les arrêtés. Tel qu'il était rédigé, l'arrêté publié le 14 janvier fixant les nouveaux tarifs indiquait qu'un projet par exemple conçu en 2013 pourrait continuer à bénéficier du tarif 2010, alors que celui-ci est censé décroître chaque année... L'étourderie a été corrigée dans un nouvel arrêté, publié le 16 janvier. Mais une autre erreur est créée. L'arrêté indique que «pour qu'un brise-soleil bénéficie du tarif intégré, il faut qu'il soit installé sur une toiture de plus de deux ans», relève Xavier Cholin, ingénieur à l'Institut national de l'énergie solaire. Un contresens, puisque cette technique architecturale est installée en façade... Toutes ces critiques ont été transmises au Meeddm. - (1) Deux arrêtés ont été publiés le 14 janvier au Journal officiel. Le premier abroge l'arrêté tarifaire du 10 juillet 2006. Le second fixe les nouveaux tarifs. Un troisième arrêté modifiant légèrement le second a été publié au JO le 16 janvier (voir encadré). - (2) Dans le JDLE «Photovoltaïque: publication demain des nouveaux tarifs d'achat».
Officialisé par trois arrêtés et un communiqué de presse (1), le nouveau cadre tarifaire d'achat de l'électricité issue du photovoltaïque solaire pour les années 2010-2012 provoque des remous dans toute la filière. En cause: le caractère rétroactif d'une mesure du ministère de l'environnement, qui prévoit dans un communiqué du 13 janvier que les demandes d'achat formulées entre le 1er novembre et le 11 janvier qui n'auraient pas fait l'objet ...

Solaire photovoltaïque ; Tarif d'achat ; Texte législatif

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- n° 290110

Le premier sera consacré aux énergies renouvelables intégrées au bâtiment. Serge Lepeltier, ancien ministre de l'environnement (2004-2005) et actuel maire de Bourges (Cher), est pressenti pour en être chef de file. Ce groupe de travail doit permettre aux maîtres d'ouvrage de mieux appréhender l'intégration d'énergies renouvelables dans les bâtiments qu'ils prévoient de construire. Le second groupe est dédié aux signes de qualité. Un grand nombre de labels et certifications existent dans le bâtiment. «Il s'agit de mettre de l'ordre pour rendre efficace la qualification des entreprises et la certification des bâtiments», voire de «rechercher une harmonisation européenne» de ces signes de qualité. Troisième groupe: innovation et recherche. Ce groupe cherchera à insérer la thématique du bâtiment et des matériaux de construction dans l'axe Innovation et recherche du «grand emprunt». «Des plateformes technologiques dédiées au bâtiment pourraient être créées dans les territoire.» Par exemple une plateforme Photovoltaïque à Chambéry ou Géothermie à Orléans, spécialisées dans ces thèmes de recherche. Le dernier groupe se penchera sur la question des transactions immobilières et performance énergétique. «L'idée d'un bonus/malus sur les droits de mutation (1) a déjà été avancée. Une transaction peut être l'occasion privilégiée d'améliorer la performance énergétique d'un bâtiment.» Les chefs de file de ces trois derniers groupes ne sont pas encore connus. (1) Droit d'enregistrement versé à l'administration fiscale lors du changement de propriétaire d'un bien immobilier, en cas de vente, de donation ou de succession notamment
Le premier sera consacré aux énergies renouvelables intégrées au bâtiment. Serge Lepeltier, ancien ministre de l'environnement (2004-2005) et actuel maire de Bourges (Cher), est pressenti pour en être chef de file. Ce groupe de travail doit permettre aux maîtres d'ouvrage de mieux appréhender l'intégration d'énergies renouvelables dans les bâtiments qu'ils prévoient de construire. Le second groupe est dédié aux signes de qualité. Un grand nombre ...

Bâtiment ; Centre ; Certification ; Charte qualité ; Généralité énergie renouvelable ; Géothermie ; Grenelle de l'environnement ; Groupe de travail ; Innovation ; Intégration architecturale ; Label de performance ; Matériau de construction ; Performance énergétique ; Plate-forme d'essai ; Recherche ; Rhône Alpes ; Solaire photovoltaïque

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- n° 090210

De Berlin (Allemagne) Créée en 2007 pour organiser le recyclage des panneaux solaires, l'association PV Cycle est entrée dans sa phase opérationnelle. «Nous devons maintenant mettre en place ce que nous avons promis», a souligné Karsten Wambach, son président, lors de la première conférence internationale sur le recyclage des panneaux photovoltaïques, le 26 janvier dernier à Berlin. Référence aux objectifs que s'est fixés la jeune filière: collecter au minimum 65% des modules installés en Europe depuis 1990 et en recycler 85%. Hasard du calendrier, c'est aussi en Allemagne que l'association a lancé, au début de ce mois, le premier programme de reprise des panneaux solaires. Pour l'heure, 10 points de collecte ont été répartis sur le territoire allemand. Mais à terme, le potentiel pourrait bien être de 60 à 70 centres. «Un appel d'offres concernant les sites de recyclage a été lancé et le choix devrait être finalisé dans les prochaines semaines», a précisé son directeur général, Jan Clyncke. Des programmes de ce type suivront en Espagne en juin, puis en France, en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas. Certes, les volumes de déchets de panneaux dans le monde sont encore très faibles. PV Cycle avance le chiffre de 6.000 tonnes sur l'année 2010, dont 3.000 en Allemagne. Une goutte d'eau au regard des 130.000 tonnes attendues à l'horizon 2030. A l'heure actuelle, ces quantités sont surtout composées de chutes de production, de panneaux cassés durant le transport ou l'installation, ou encore de retours de garantie. Installés au début des années 80, pour une durée de vie estimée à 25 ans, le gros des premiers panneaux véritablement en fin de vie n'est pas attendu avant 10 ou 15 ans. Pour autant, l'industrie du solaire a souhaité prendre les devants. «En tant qu'industrie verte, il nous était impossible de produire une énergie renouvelable sans nous soucier du devenir de nos déchets, explique Jan Clyncke. Par ailleurs, le recyclage nous permet de récupérer le silicium et les métaux précieux contenus dans les panneaux.» Mais ce «manque d'histoire», selon les termes d'un intervenant, est aussi la spécificité de la filière, qui fait face à de nombreuses incertitudes. A commencer par la durée de vie des panneaux. Il revient en effet à l'utilisateur de décider quand il jettera ses modules. Il peut donc très bien décider de les conserver, même s'ils ne fonctionnent plus qu'à 50% de leurs capacités. De plus, rien ne dit que cette durée de 25 ans sera la même dans le futur, comme le pointait un participant : «Elle pourrait être beaucoup plus courte, en raison de l'évolution rapide des technologies, ou parce que les investisseurs peuvent préférer des technologies à bas coût et de moindre qualité.» Ces impondérables compliquent l'estimation des tonnages. Quant aux coûts, liés au fonctionnement de la filière et aux volumes, ils étaient au coeur des discussions. Pour financer le recyclage sur 2010, les membres de PV Cycle ont fixé la cotisation à 24 centimes d'euro par kilo de modules mis sur le marché. Ce chiffre a été calculé à partir d'études, de résultats d'appels d'offres ou encore d'audits. Mais seule l'expérience sur la logistique de collecte et le recyclage permettra réellement d'affiner les coûts structuraux. Outre ce système collectif, des producteurs comme First Solar ou Sunicon (SolarWorld) ont également développé leur propre programme de collecte. «Pour des produits ayant une aussi longue durée de vie, il est important d'assurer au client dès l'achat qu'il bénéficiera d'un service de collecte, gratuit et de manière inconditionnelle dans le temps. C'est pourquoi, chez First Solar, ces fonds sont gérés par un administrateur, dont c'est l'unique mission», explique Lisa Krueger, vice-présidente du développement durable du fabricant américain de panneaux solaires. Enfin, les technologies de recyclage existantes peuvent encore évoluer. En 2009, une opération-pilote a été menée sur les 2.000 modules monocristallins (19 tonnes), installés en 1983 sur le site belge de Chevetogne. Le traitement, thermique et chimique, a permis de valoriser 85% de la matière. Mais depuis, les panneaux de seconde génération, au cadmium notamment, plus problématiques, se sont multipliés. Quelles seront alors les technologies de recyclage les mieux adaptées, les moins polluantes et les moins coûteuses? Doit-on utiliser des sites de recyclage existants et adapter les technologies des autres filières? Est-il préférable de développer des technologies dédiées? De nombreuses réponses restent donc à trouver avant le boom des années futures.
De Berlin (Allemagne) Créée en 2007 pour organiser le recyclage des panneaux solaires, l'association PV Cycle est entrée dans sa phase opérationnelle. «Nous devons maintenant mettre en place ce que nous avons promis», a souligné Karsten Wambach, son président, lors de la première conférence internationale sur le recyclage des panneaux photovoltaïques, le 26 janvier dernier à Berlin. Référence aux objectifs que s'est fixés la jeune filière: ...

Allemagne ; Aspect financier ; Association ; Coût d'investissement ; Déchet ; Démantèlement ; Durée de vie ; Module photovoltaïque ; Potentiel de développement ; Recyclage ; Silicium ; Technologie

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- n° 090210

Annoncée le 20 janvier en Conseil des ministres (1), la concertation avec les entreprises, les partenaires sociaux, les associations et les élus a pour but de répondre à la censure de la taxe par le Conseil constitutionnel en décembre dernier. Les Sages s'étaient opposés à l'exemption des industries les plus polluantes soumises au marché européen du carbone (ETS), mais qui reçoivent des quotas de CO2 gratuits jusqu'en 2013 (2). Le document mis en ligne par le Meeddm indique qu'une contribution carbone sera appliquée jusqu'au 1er janvier 2013 aux installations soumises aux quotas ­2012 pour le secteur aérien, soumis à l'ETS à cette date (3). Toutefois, des dispositifs pour certains secteurs sensibles seront mis en place afin de préserver leur compétitivité. D'après le rapport, une taxe de 17 euros par tonne de CO2 (€/tCO2) représenterait en moyenne 0,7% de la valeur ajoutée (VA) des industries manufacturières. Cette part est bien plus importante pour certains secteurs: jusqu'à 15,4% pour les producteurs d'engrais et 10,4% pour la sidérurgie. Plus de 40 sous-secteurs devraient payer un montant de taxe équivalent à plus de 1% de leur VA. Première option envisagée: un taux réduit pour les entreprises les plus exposées à la concurrence internationale et sous forte contrainte énergétique. D'après Les Echos du 5 février, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo défendrait une taxe de 10% au-delà de 0,6% de VA, de 20% au-delà de 0,2%, et intégrale en deçà. Bercy plaiderait en revanche pour une taxe de 20%, plafonnée à 0,5 % de la valeur ajoutée. Ces chiffres ne figurent pas dans le document de concertation. Deuxième option: un principe de bonus-malus avec une restitution forfaitaire, visant à favoriser les entreprises les plus performantes, sur le modèle d'un dispositif proposé au Royaume-Uni. En outre, en cas d'épuisement des quotas alloués gratuitement, et pour prévenir un système de «double peine», le rapport avance l'idée de déduire le montant de la taxe carbone de l'achat des quotas par les entreprises concernées. Trois secteurs font l'objet d'un traitement spécifique. Le secteur aérien pourrait payer la taxe à 100% pour les vols intérieurs, mais le montant global estimé à 33 millions € pourrait être compensé par une baisse de charges à «due concurrence» pesant sur le secteur. Si les électricités nucléaire et renouvelable demeurent exemptées, les centrales thermiques (charbon, fioul, gaz naturel) devraient désormais être taxées, mais à un taux réduit, peut-être de 80% en 2010, à réévaluer en 2011 et 2012, comme suggère le rapport, afin d'éviter de pénaliser les entreprises nationales ou la délocalisation de la production. Le chauffage urbain se verrait assujetti à une taxe de 17 €. Le gouvernement rappelle enfin qu'il défendra la mise en place d'une contribution carbone ainsi que d'un système d'inclusion carbone à l'échelle européenne, afin de limiter le risque de fuites de carbone (4). Comme annoncé le 20 janvier, le futur dispositif maintient le tarif de 17 €/tCO2, la compensation pour les ménages ainsi que les taxations partielles transitoires pour l'agriculture, la pêche et le transport de marchandises. La nouvelle taxe carbone sera soumise au Parlement, pour une entrée en vigueur le 1er juillet 2010. Pour Arnaud Gossement, porte-parole du Réseau environnement & droit (RED), le gouvernement a préféré «replâtrer» plutôt que «réformer» la taxe carbone. «Le projet du gouvernement se caractérise davantage par la recherche d'une compensation intégrale de l'extension de la taxe carbone que par l'étude du bénéfice environnemental du nouveau mécanisme». Le RED déplore que la mesure soit centrée sur la problématique du carbone et non sur celle de la baisse des consommations d'énergie. Les autres limites, selon le RED, tiennent à «la complexité du dispositif, à son manque de lisibilité, au maintien d'exemptions et à l'absence de progressivité du taux».
Annoncée le 20 janvier en Conseil des ministres (1), la concertation avec les entreprises, les partenaires sociaux, les associations et les élus a pour but de répondre à la censure de la taxe par le Conseil constitutionnel en décembre dernier. Les Sages s'étaient opposés à l'exemption des industries les plus polluantes soumises au marché européen du carbone (ETS), mais qui reçoivent des quotas de CO2 gratuits jusqu'en 2013 (2). Le document mis ...

Association ; CO2 / Dioxyde de carbone ; Collectivité locale ; Concertation sociale ; Élu local ; Entreprise ; Plan National Allocation Quotas / PNAQ ; Politique énergétique ; Politique environnementale ; Prix du CO2 ; Secteur industriel ; Taxe Carbone ; Transport aérien

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- n° 110210

Le projet de loi portant engagement national pour l'environnement, dit «Grenelle II», est désormais entre les mains des députés. Il avait été adopté en première lecture par les sénateurs en octobre dernier (1). Ce texte est l'un «des plus volumineux de la législature», selon l'expression de la secrétaire d'Etat à l'écologie Chantal Jouanno. Il comprenait à l'origine une centaine d'articles, en comptait 187 à l'issue de l'examen du Sénat, et devrait en comporter plus de 200 au final. Plusieurs amendements ont été adoptés afin d'étendre l'obligation de réaliser un bilan des émissions de gaz à effet de serre à toutes les entreprises de plus de 500 salariés, et non plus seulement à celles fortement émettrices. Comme «le plafond de 500 employés exclurait l'essentiel des entités exerçant dans les territoires d'Outre-mer», selon Serge Letchimy, un amendement a été adopté (CE 223) pour réduire ce plafond à 250 pour les entreprises installées Outre-mer. La durée entre la réalisation de deux bilans de GES des collectivités pourrait passer de 5 à 3 ans, (amendement de Michel Havard, CE 303). La date du premier bilan pourrait être repoussée à fin 2012, contre début 2011 initialement prévu (deux amendements). L'échéance de fin 2012 avait déjà été fixée pour la réalisation des plans Climat-énergie territoriaux. Une instance de coordination régionale des bilans d'émissions pourrait être créée afin notamment de supprimer le risque d'un double ou triple comptage de ces émissions. Elle pourrait être gérée par le préfet de région et le président du conseil régional. Enfin, l'ensemble des territoires, tels que les «pays» par exemple, devraient pouvoir mettre en oeuvre des PCET (amendement du rapporteur de la commission des affaires économiques, Serge Poignant, CE 339). Les choses pourraient aussi bouger du côté des certificats d'économies d'énergie (CEE). Le dispositif pourrait ne plus être étendu à toutes les personnes morales, comme l'avait autorisé le Sénat en première lecture, mais réservé aux obligés, collectivités publiques, organismes HLM et l'Agence nationale de l'habitat) (Serge Poignant, CE 342). Le secteur agricole pourrait aussi en bénéficier (Michel Raison, CE 253). Et les ménages en situation de précarité énergétique pourraient se voir attribuer davantage de CEE que ce qui aurait dû correspondre aux économies d'énergie. Par ailleurs, un décret pourrait préciser la nature et la quote-part maximale allouée aux programmes d'information, de formation et d'innovation que mènent les opérateurs, comptabilisés dans la contribution à la réduction de la consommation (François Brottes, CE 77). Ces actions de conseil seront sans doute étendues à tous les transports, et non plus seulement aux seuls véhicules ayant de faibles émissions de dioxyde de carbone (Geneviève Fioraso, CE 78). Toutes ces nouvelles dispositions, si elles sont adoptées par les députés en plénière, ne seront pas rétroactives (Serge Poignant, CE 344), et n'entreront donc en vigueur qu'après 2012. En ce qui concerne les schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE), il y aura sans doute également des modifications. Des objectifs d'efficacité énergétique faisant référence aux techniques performantes de cogénération pourraient y être introduits (Serge Poignant, CE 330). «S'agissant globalement du tarif de rachat de l'électricité produite par la cogénération, un groupe de travail piloté par la direction générale Energie-climat travaille actuellement sur le sujet», a indiqué la secrétaire d'Etat à l'écologie Chantal Jouanno au cours de l'examen des amendements. Afin d'éviter la superposition des dispositifs, le SRCAE pourrait valoir schéma régional des énergies renouvelables (Serge Poignant, CE 331). Il devrait d'ailleurs prendre en compte les objectifs de valorisation du potentiel éolien maritime fixés par le document stratégique de chaque façade maritime déjà prévu par le projet de loi (Serge Poignant, CE 333). Il devrait être mis à disposition du public pendant un mois, plutôt que les 15 jours prévus par le projet de loi (Frédérique Massat, CE 58). Enfin, le plan de déplacements urbains devrait être compatible avec ce schéma. (Serge Poignant, CE 332). En matière d'énergies renouvelables, l'examen des articles relatifs à l'éolien, sujet sensible s'il en est, a pour l'instant été repoussé. Toutefois, un amendement favorisant la valorisation du biogaz en l'ajoutant dans la liste des énergies renouvelables bénéficiant de l'obligation d'achat a été adopté par la commission des affaires économiques (Serge Poignant, CE 361). Un premier pas vers l'injection du biogaz dans le réseau avait été réalisé après la parution d'un avis sanitaire positif de l'Afsset en octobre 2008 (2). Enfin, l'action de la Commission de régulation de l'énergie devra être cohérente avec l'ensemble des objectifs européens (Serge Poignant, CE 338) ­le fameux «3x20 en 2020» (3). Le Parlement devra aussi être régulièrement informé de l'évolution de la Programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité (PPI) (4), afin qu'elle ne se soustraie pas «aux obligations (...) en matière d'économie d'énergie» (François Brottes, CE 55).
Le projet de loi portant engagement national pour l'environnement, dit «Grenelle II», est désormais entre les mains des députés. Il avait été adopté en première lecture par les sénateurs en octobre dernier (1). Ce texte est l'un «des plus volumineux de la législature», selon l'expression de la secrétaire d'Etat à l'écologie Chantal Jouanno. Il comprenait à l'origine une centaine d'articles, en comptait 187 à l'issue de l'examen du Sénat, et ...

Bailleur social ; Bilan carbone ; Certificat d'économie d'énergie ; Collectivité locale ; Entreprise ; Éolien ; Gaz à Effet de Serre / GES ; Généralité énergie renouvelable ; Grenelle de l'environnement ; Réglementation ; Milieu agricole ; Milieu marin ; Objectif ; Offshore ; Ordonnance/Obligation ; Plan Climat ; Politique énergétique ; Politique environnementale ; Potentiel éolien ; Précarité ; Schéma régional ; Précarité énergétique

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- n° 180210

Cette baisse des tarifs profitera aux sociétés solaires chinoises, selon plusieurs experts cités par l'agence de presse Reuters. La baisse des tarifs conduit les clients, et notamment les promoteurs, à se tourner vers du matériel photovoltaïque moins cher afin de préserver leur marge. Grâce à une électricité et une main d'oeuvre moins coûteuses, la Chine propose des prix entre 30 et 40% inférieurs à ceux de ses homologues européens. Même constat en Grande-Bretagne. Le marché du photovoltaïque s'y développe mais le pays manquant de fabricants de cellules solaires, les modules devront venir de l'étranger. Ce nouveau marché profitera donc aussi aux entreprises asiatiques, prévoit Reuters. L'an dernier, la France a importé 80% de ses panneaux photovoltaïques.
Cette baisse des tarifs profitera aux sociétés solaires chinoises, selon plusieurs experts cités par l'agence de presse Reuters. La baisse des tarifs conduit les clients, et notamment les promoteurs, à se tourner vers du matériel photovoltaïque moins cher afin de préserver leur marge. Grâce à une électricité et une main d'oeuvre moins coûteuses, la Chine propose des prix entre 30 et 40% inférieurs à ceux de ses homologues européens. Même constat ...

Allemagne ; Chiffre clé ; Chine ; France ; Importation ; Italie ; Module photovoltaïque ; République Tchèque ; Solaire photovoltaïque ; Tarif d'achat

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- n° 10408

Par conséquent, l'Afsset ne va pas dans le sens de l'Académie nationale de médecine. Le 14 mars 2006, cette dernière publiait un rapport ­ «le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l'homme» ­ recommandant l'implantation des «moulins à vent» d'une puissance supérieure à 2,5 mégawatts à une distance d'au moins 1 500 mètres des habitations, ainsi que l'application de la réglementation relative aux Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) pour certaines installations. La synthèse : http://www.afsse.fr/index.php?pageid=415&newsid=317&MDLCODE=news
Par conséquent, l'Afsset ne va pas dans le sens de l'Académie nationale de médecine. Le 14 mars 2006, cette dernière publiait un rapport ­ «le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l'homme» ­ recommandant l'implantation des «moulins à vent» d'une puissance supérieure à 2,5 mégawatts à une distance d'au moins 1 500 mètres des habitations, ainsi que l'application de la réglementation relative aux Installations classées ...

Bruit ; Éolienne ; Étude ; Impact santé ; Impact sonore

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- n° 270508

moyenne de consommation énergétique est de 167 kilowattheure par mètre carré et par an (kWh/m2/an), en dessous de la moyenne nationale (240 kWh/m2/an). http://www.apur.org/etudes.php?visu-etudes.php?id=246

Bâtiment ; Chiffre clé ; Commune / Ville ; Consommation d'énergie ; Gaz à Effet de Serre / GES ; Logement ; Ile de France ; Rapport ; Ratio énergétique

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- n° 40708

Le rapport PNUE (Anglais) : http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=538&ArticleID=5849&l=fr

Capacité de production ; Chiffre clé ; Éolien ; Étude ; Généralité énergie renouvelable ; International ; Investissement privé ; Investissement public ; Marché mondial ; Secteur d'activité

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Type
Date de parution
Descripteurs

Politique énergétique [28]

Chiffre clé [21]

Généralité énergie renouvelable [19]

France [18]

Solaire photovoltaïque [16]

Éolien [14]

Programme de développement [12]

Grenelle de l'environnement [11]

Étude [10]

Objectif [10]

Politique environnementale [10]

Changement climatique [9]

Réglementation [9]

Tarif d'achat [9]

Déchet [8]

Directive européenne [8]

Europe [8]

Bâtiment [7]

Bilan [7]

Bois énergie [7]

Budget [7]

Consommation d'énergie [7]

Électricité renouvelable [7]

Production d'électricité [7]

Réalisation [7]

Texte législatif [7]

Biodiversité [6]

Collectivité locale [6]

Efficacité énergétique [6]

Milieu agricole [6]

Recensement / Inventaire [6]

CO2 / Dioxyde de carbone [5]

Décret [5]

Économie d'énergie [5]

Energie hydraulique [5]

Entreprise [5]

Gaz à Effet de Serre / GES [5]

Géothermie [5]

Impact santé [5]

International [5]

Objectif européen [5]

Offshore [5]

Permis de construire [5]

Secteur résidentiel [5]

ADEME [4]

Allemagne [4]

Biomasse [4]

Chaleur renouvelable [4]

Commission européenne [4]

Commune / Ville [4]

Croissance / Augmentation [4]

Emploi [4]

Environnement [4]

Ile de France [4]

Impact environnemental [4]

Logement [4]

Maitrise De l'Énergie - MDE [4]

Module photovoltaïque [4]

Particulier / Ménage [4]

Production de chaleur [4]

Projet [4]

Puissance installée [4]

Rénovation [4]

Transition énergétique [4]

Appel à projet [3]

Aspect juridique [3]

Centrale photovoltaïque [3]

Certificat d'économie d'énergie [3]

Construction [3]

Déchet ménager [3]

Délai d'instruction [3]

Enquête publique [3]

Financement [3]

Généralité énergie [3]

Grande puissance [3]

Investissement [3]

Isolation [3]

Languedoc Roussillon [3]

Marché français [3]

Marché mondial [3]

Ordonnance/Obligation [3]

Parc éolien [3]

Pays de la Loire [3]

Potentiel de développement [3]

Programme d'action [3]

Provence Alpes Côte d'Azur [3]

Réchauffement climatique [3]

Recyclage [3]

Réseau de chaleur [3]

Rhône Alpes [3]

Solaire thermique [3]

Taxe Carbone [3]

Transport [3]

ZDE - Zone de Développement de l'Éolien [3]

Aide financière [2]

Alimentation [2]

Analyse Cycle de Vie - ACV [2]

Appareil électrique [2]

Aquitaine [2]

Association [2]

Automobile [2]

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